Exceptionnellement,
je suis à la fois venu seul et seulement vendredi après
midi, pour une raison simple, c’est que ma photographe n’était
pas disponible et que notre partenaire TRAIT DE GENIE était
absent de la manif. Cela a donc changé notre participation.
Il nous faudra en revanche parler de Trait de Génie et de
l’accueil de la presse, qui a été cette année
exemplaire. On peut dire que l’organisation dans son ensemble
fut exemplaire. Arrivé au Touquet un peu tard, il fallait
se rendre à l’évidence, il n’y avait plus
personne. Donc, rapide vers Boulogne sur Mer, puisque la course
y démarre à partir de 18 heures. L’accueil de
la part des responsables de la communication fut princier et j’ai
eu la joie d’y retrouver Eliane FEUILLERAC intégrée
à l’équipe ; composée de Xavier BOUDON,
Céline GRENECHE (transfuge de la CNTE) et Mac BOUDON. Rien
à dire sinon leur donner un grand coup de chapeau.
Une
fois tout l’administratif réglé et un petit
voyage dans le public ravi de voir autant de chevaux lourds, premier
contact avec le parrain de la route du poisson : Hugues AUFRAY.
Pour l’anecdote, il faut savoir que je le connais depuis les
années 1990, époque durant laquelle il vendait du
chili con carne au salon du cheval de Paris. Il ne faisait pas que
cela, puisque durant cette époque cheval il a créé
avec son ami Gaston MERCIER le Marathippo, inventé le camp
de Flaine et ses « teepies » et fait des spectacles
équestres et chansons (auxquels parfois j’ai participé
en tant que régisseur). Pour finir cette anecdote, il faut
préciser que nous nous sommes rencontrés pour la première
fois lors d’un salon du cheval, lui à son stand et
moi dans le mien (Fédération des Randonneurs Equestres
FREF) sur lequel je chantais ses chansons. Il a cru que c’était
un disque de lui et il a découvert son sosie vocal : je chante
avec la même voix que lui. Nous avons fait un duo : c’était
la chanson « le joueur de pipeau ». Mon rêve !
Après un bref « buffet campagnard », me voilà
parti pour la véritable route du poisson. Evidemment, parti
un peu tard, il faut brûler les deux premières étapes.
J’avais décidé d’aller d’étape
en étape, mais c’est trop ennuyeux, et je décide
de suivre les attelages par les chemins : super ! Ca c’est
du journalisme d’action.
En fait, la performance des chevaux et de leurs meneurs est affaire
de sensibilité et de détermination mais en tout cas
rien qui ne soit bruyant ni extraordinaire. Les meneurs sont attentifs
à l’état de leurs chevaux, conscients qu’ils
doivent tenir 24 heures. Le plaisir qu’il me reste est de
suivre la course et découvrir de superbes paysage et dans
l’événement aléatoire qui pourrait arriver.
Jusqu’à Amiens, il pleut à seaux, ce qui n’empêche
pas les meneurs et leurs acolytes de faire des changements de chevaux
dans les temps (il faut dire que cela est chronométré).
Je fais un somme de 1 heure. Il est 3h30mn et les premiers n’arriveront
pas avant 5h30mn. C’est reparti sur les chemins et les petites
routes. Il fait jour et c’est superbe. Une petite brume couvre
des espaces agricoles, et l’horizon est invisible. Il n’y
a personne devant moi, et je repars à la poursuite des concurrents.
Finalement, on en fait du chemin à cheval. Notons que l’allure
moyenne est de 15 km heure. Il n’empêche que nous ne
sommes pas encore arrivés, la fin du parcours se situe vers
18 h. Je n’ai plus revu personne de mes amis journalistes
et je tomberais sur Hugues AUFRAY seulement à Chantilly,
alors que je sais qu’il a décidé de suivre quelques
étapes.
C’est vers 15 heures que je rejoints Clermont de l’Oise.
C’est une région qui me parle, car c’est à
Maignelay Montigny, chez Yves GUIRAUT, instructeur de la FREF, que
j’ai fais mon stage de guide de randonnées. Les souvenirs
sont toujours aussi présents. Je profite de l’occasion
pour manger un sandwich et me voici de nouveau sur les routes de
l’Oise.
Super
lieu d’arrêt à Cires les Mello au centre équestre
du Moulin de Villeteint. Ce sera le dernier avant Chantilly, lieu
d’arrivée. Encore quelques découvertes, entre
autre un gué superbe où les chevaux passent dans un
grand soulèvement d’écume. Et puis, c’est
l’arrivée au château de Chantilly. Une fois encore,
la course aura tenu ses promesses. Pourvu que les sponsors se rendent
compte de l’intérêt de cette manifestation. Il
s’en est fallu de peu, que faute de moyens, cette opération
2005 ne voit le jour. Personne n’aurait rien à gagner
de la fin de ce type de manifestation sportive et populaire.
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