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2007


Le salon du cheval d'Albi

SYMPHONIE EQUESTRE

Ce qui fait la différence entre un salon « national » et un salon « régional », c’est de toute évidence la convivialité. Et ce qui fait la différence entre les salons régionaux entre eux, c’est qu’Albi est devenu comme une grande famille, ou se côtoient en toute amitié les visiteurs, les exposants, les artistes équestres et les responsables du salon. Cela donne une énergie, une sensation et une chaleur fantastique. Evidemment il s’agit d’un petit salon, avec seulement 80 exposants, il n’empêche qu’il y a du spectacle toute la journée, de la restauration, du horse Ball, le forum des métiers équestres, un concours de modèle et allure du cheval arabe et puis enfin un spectacle digne des plus grands. Bravo pour le courage de ceux qui organisent une telle manifestation.

   

La famille FORTIER c'est une tribu. Sous une apparence un peu froide, Gilles FORTIER est un personnage attachant et class. C'est déjà un mythe. Il n'est pas à cheval, il est en cheval. Harmonieux, aérien, il ne se déplace pas mais il glisse. Et puis il y a les autres, toute sa troupe et Virginie, Thomas et la fée Mégann.

Ce qui aurait pu apparaître comme iconoclaste, un gymnaste dans un spectacle équestre, est devenu une partie incroyablement poétique.
Ce ne fut pas un concours gymnique mais bel et bien une série de ballets aériens.
Cet artiste magnifique jouait avec l’apesanteur, mettant à mal la découverte de Newton.
Durant un moment, dans cet espace théâtral,  le temps s’est arrêté, et Jalhal, devenu un oiseau blanc  s’est enfoncé en tournoyant dans l’esprit magique de ce spectacle.



Si l’on m’avait dit que j’aurais à parler d’un spectacle dans lequel une chanteuse des années 70 chanterait, j’aurais sans doute éclaté de rire. Surtout si l’on se dit que la chanteuse en question n’était pas spécialement la super vedette de ces années la. Et puis elle s’est mise à chanter. Quelle voix ! Quelle présence ! Et soudain le spectacle a pris toute sa dimension. D’abord parce que la voix de Jane MANSON est celle d’une cantatrice, qu’elle a une présence à cheval indéniable et qu’elle va jusqu’au bout de la féérie dans des costumes magnifiques. La relation entre les chevaux, les cavaliers et Jane MANSON fut si harmonieuse qu’elle a permis à tous les artistes de se dépasser. La symphonie équestre d'Albi lui doit tout


Laurent n’a plus grand-chose à prouver tant son travail de voltige est bien fait. Pourtant il est grand ce garçon, et ce n’est pas à son avantage. Et bien malgré tout, il excelle et les mouvements se succèdent sans anicroche. Et puis Sandra entre en piste et c’est une explosion. Elle est une furie, à terre,  à cheval, couchée, allongée. Le couple est parfais et on se félicite de voir un tel spectacle de voltige.

 

Plus le temps passe et plus le travail de Vincent LIBERATOR s’affine. Bien évidement, le choix qu’il fait d’une liberté très active rend son travail parfois brouillon. Mais que dire de ses chevaux magnifiques, attentifs, remplis d’énergie et d’insouciance, sinon qu’ils sont extraordianires. Il y a beaucoup de travail en amont de ce spectacle. Son choix de musique, espagnolisante à souhait n’a fait que renforcer l’intensité de son numéro. Le public ne s’y est pas trompé.







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