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Samedi 15 juillet (Laissac - Rodez- 31 km)
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Il
faut bien parler de l'étape de Laissac
puisque la plupart des randonneurs en ont parlé. Et ce
pour deux raisons : on est en pleine ville, on mange dans une
espèce de caisse de raisonnance puisque on est dans une
halle de vente aux bestiaux et on couche dans un gymnase, dans
une communion expiatoire puisqu'il n'y a pas de campement proprement
dit.
La
deuxième raison est la présence du feu d'artifice
à 20 m des chevaux. Que croyez vous qu'il arriva ? Ce fut
la débandade. Mais comme il y a un dieu qui veille sur
la Route, sans doute celui des templiers, les incidents furent
minimes. L'étape fut magnifique, les chemins de l'Aveyron
nous ont enthousiasmés de bout en bout. On déplore
la chute de Momo, vététiste et animateur du groupe
des jeunes, pas mal amoché d'ailleurs. Quelques points
de sutures et le revoila parmi nous pour le défilé
à Rodez. C'est un dur à cuire.
Le campement dans les locaux des Haras de Rodez, en pleine ville,
mais dans un décor de rève, fut parfait. Quelques
uns parmi nous ont boudé le chili con carne (en boite)
servi lors de cette soirée qui aurait dû être
un moment de fête. Ce ne fut pas le cas. Nous avons regretté
l'absence d'un apéro commun, offert par l'organisation,
excellente occasion ratée de se regrouper pour la dernière
fois.
En revanche, les adresses s'échangèrent, et nous
mêmes prenons rendez vous avec Alain (le marcheur fantome)
à SEGUR pour voir le concours de chiens de berger et avec
Bernard (un autre marcheur) chez qui nous devons continuer à
faire la fête le dimanche soir.
Cette Route du Sel, c'est vraiment un bel évènement
! Encore merci à tous les bénévoles et à
notre chevalier Jean Yves. C'est sans doute grâce à
lui que j'ai compris qu'il fallait s'associer à cette quête,
lorsque du plat de son épée il a fait chevalier
un authentique comte au chateau de Vezin. Le même Jean Yves
BONNET qui s'est écrié en arrivant dans Rodez, "on
a gagné" comme si toute notre vie dépendait
de cette arrivée.
Et finalement il avait raison, car comme tant de templiers avant
lui, il a déposé le sel de la vie aux pieds des
habitants de la ville en le remettant à la représentante
de la mairie.
Qui, à part lui, redonne du sens à l'effort, à
la volonté et à une vision du monde qui bientôt
n'existera plus que dans nos rèves d'enfance?
Gilbert DE KEYSER
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Crédit photos : Karine MERIENNE.
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