L’entrée du monde équestre
dans le monde agricole
Présents : Monsieur Marc DAMIANS (président de
la filière cheval Rhône Alpes), Monsieur Robert AMBERT
(Chambre Régionale d’Agriculture de Rhône Alpes),
Monsieur Bernard SAUVAGE DE SAINT MARC (président de la
Fival Rhône Alpes), Monsieur Jean Marc LASSUS (directeur
du GHN), CAVALASSUR et les établissements BERNARD. La réunion
est animée par Gilbert DE KEYSER.
La réunion débute vers 14 heures,
ouverte par Marc DAMIANS. Il présente les différents
intervenants et la filière cheval Rhône Alpes en relevant
la présence du responsable de la chambre d’agriculture
: Monsieur Robert AMBERT.
Ce dernier explique le fonctionnement de la chambre d’agriculture
et les nouveaux droits et devoirs des professionnels de l’équitation.
Monsieur Bernard SAUVAGE DE SAINT MARC présente la Fédération
Interprofessionnelle du Cheval (FIVAL), et sa place du début
(production des chevaux) à la fin (utilisation du cheval).
Enfin, et avant que la parole ne soit donnée à Jean
Marc LASSUS, les deux partenaires financiers se présentent,
c’est à dire CAVALASSUR pour les assurances chevaux
et les établissements BERNARD pour l’alimentation équine.
Gilbert
DE KEYSER fait un bref historique,
en relevant la lenteur des processus, qui fait qu’il a fallu
plus de 30 ans pour arriver aux balbutiements d’une filière
équestre agricole. Il fait part de 4 questions de fond qui
devaient être le fil rouge de son intervention, avant que
le public (trop peu nombreux – 50 personnes) ne puisse poser
ses questions et s’ensuivent alors les réponses adaptées.
Jean
Marc LASSUS présente le GHN (né en 1969) qui devait
être à la base une association de centres équestres
associatifs. Le GHN devient par la suite une association de professionnels
équestres au fur et à mesure que les temps changent.
C’est le GHN qui créé la Commission Nationale
Paritaire Equestre (CPNE EE) en compagnie des syndicats de salariés
et de patrons. On apprend que c’est également le GHN
qui est à l’origine de la convention collective et
de la plupart des avancées sociales du monde de l’équitation.
Par ailleurs, Jean Marc LASSUS réfute l'idée de la
lenteur vis à vis de la création de la filière
équestre. Au contraire, il défend l'idée que
c'est une profession qui va vite, vieille seulement de 30 ans et
pourtant déjà porteuse d'une économie ascendante
(progression de plus de 6%)
En
ce qui concerne les changements dus à l’entrée
de la filière équestre dans l’agriculture, cela
touche à toutes les facettes des activités, de la
TVA qui passe de 19,6 à 5,5%, des aides diverses, des taxes
qui n’existent plus, du droit à construire sur les
terrains agricoles… En ce qui concerne les formations, le
GHN accepte le fait que ces nouveaux agriculteurs équestres
soient également « profs de gymn ». Le CQP d’animateur-soigneur
verra le jour dans les jours qui viennent et il reste deux ans pour
sa mise en place. Il ne permet pas l’autonomie.
Pendant plus de 2 heures, le public pose ses questions qui vont
des diplômes à la construction d’un manège,
de l’entrée à la MSA à la gestion de
centres équestres associatifs qui paradoxalement sont aujourd’hui
parfaitement tolérés. Une note de rappel de la part
de Jean Marc sur une question de diplômes obligatoires qui
relève le fait que tout le monde peut faire de la formation
équestre du moment qu’il n’est pas rétribué.
Par exemple, dans un centre équestre ne possédant
pas de salarié, ou dans un centre de louage de chevaux, l’accompagnement
peut être bénévole. Il faut le faire savoir
car c’est la loi. En revanche, pas de réponse pour
ce qui concerne un futur diplôme agricole équestre
de type bac pro ou BTSA.
La
réunion se termine vers 17 heures, une fois que toutes les
questions ont été épuisées. De l’avis
de tous, cette rencontre fut de très haut niveau, le timing
parfaitement respecté et chacun a pu s’exprimer comme
il lui convenait.
Gilbert DE KEYSER
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