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2007


Rencontres professionnelles au Salon du cheval Equitalyon


L’entrée du monde équestre dans le monde agricole

Présents : Monsieur Marc DAMIANS (président de la filière cheval Rhône Alpes), Monsieur Robert AMBERT (Chambre Régionale d’Agriculture de Rhône Alpes), Monsieur Bernard SAUVAGE DE SAINT MARC (président de la Fival Rhône Alpes), Monsieur Jean Marc LASSUS (directeur du GHN), CAVALASSUR et les établissements BERNARD. La réunion est animée par Gilbert DE KEYSER.

La réunion débute vers 14 heures, ouverte par Marc DAMIANS. Il présente les différents intervenants et la filière cheval Rhône Alpes en relevant la présence du responsable de la chambre d’agriculture : Monsieur Robert AMBERT.


Ce dernier explique le fonctionnement de la chambre d’agriculture et les nouveaux droits et devoirs des professionnels de l’équitation. Monsieur Bernard SAUVAGE DE SAINT MARC présente la Fédération Interprofessionnelle du Cheval (FIVAL), et sa place du début (production des chevaux) à la fin (utilisation du cheval). Enfin, et avant que la parole ne soit donnée à Jean Marc LASSUS, les deux partenaires financiers se présentent, c’est à dire CAVALASSUR pour les assurances chevaux et les établissements BERNARD pour l’alimentation équine.

Gilbert DE KEYSER fait un bref historique, en relevant la lenteur des processus, qui fait qu’il a fallu plus de 30 ans pour arriver aux balbutiements d’une filière équestre agricole. Il fait part de 4 questions de fond qui devaient être le fil rouge de son intervention, avant que le public (trop peu nombreux – 50 personnes) ne puisse poser ses questions et s’ensuivent alors les réponses adaptées.

Jean Marc LASSUS présente le GHN (né en 1969) qui devait être à la base une association de centres équestres associatifs. Le GHN devient par la suite une association de professionnels équestres au fur et à mesure que les temps changent. C’est le GHN qui créé la Commission Nationale Paritaire Equestre (CPNE EE) en compagnie des syndicats de salariés et de patrons. On apprend que c’est également le GHN qui est à l’origine de la convention collective et de la plupart des avancées sociales du monde de l’équitation. Par ailleurs, Jean Marc LASSUS réfute l'idée de la lenteur vis à vis de la création de la filière équestre. Au contraire, il défend l'idée que c'est une profession qui va vite, vieille seulement de 30 ans et pourtant déjà porteuse d'une économie ascendante (progression de plus de 6%)


En ce qui concerne les changements dus à l’entrée de la filière équestre dans l’agriculture, cela touche à toutes les facettes des activités, de la TVA qui passe de 19,6 à 5,5%, des aides diverses, des taxes qui n’existent plus, du droit à construire sur les terrains agricoles… En ce qui concerne les formations, le GHN accepte le fait que ces nouveaux agriculteurs équestres soient également « profs de gymn ». Le CQP d’animateur-soigneur verra le jour dans les jours qui viennent et il reste deux ans pour sa mise en place. Il ne permet pas l’autonomie.


Pendant plus de 2 heures, le public pose ses questions qui vont des diplômes à la construction d’un manège, de l’entrée à la MSA à la gestion de centres équestres associatifs qui paradoxalement sont aujourd’hui parfaitement tolérés. Une note de rappel de la part de Jean Marc sur une question de diplômes obligatoires qui relève le fait que tout le monde peut faire de la formation équestre du moment qu’il n’est pas rétribué. Par exemple, dans un centre équestre ne possédant pas de salarié, ou dans un centre de louage de chevaux, l’accompagnement peut être bénévole. Il faut le faire savoir car c’est la loi. En revanche, pas de réponse pour ce qui concerne un futur diplôme agricole équestre de type bac pro ou BTSA.

La réunion se termine vers 17 heures, une fois que toutes les questions ont été épuisées. De l’avis de tous, cette rencontre fut de très haut niveau, le timing parfaitement respecté et chacun a pu s’exprimer comme il lui convenait.

Gilbert DE KEYSER







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