Peut
être ne faut-il pas appeler cette démonstration,
un spectacle. Au moins, n’aurions nous pas l’idée
de comparer avec les vrais spectacles, de diverses qualités
sans doute, mais que nous avons l’habitude d’apprécier.
C’est ainsi, le salon du cheval de Lyon a cette particularité
de nous proposer depuis quelques années des manifestations
équestres, présentées comme des spectacles
équestres mais qui sont en vérité des
démonstrations de dressage équestre. L’an
dernier, nous avions eu droit à l’école
espagnole, cette année ce sera celle du Portugal. Evidemment,
il ne nous viendra pas à l’idée de critiquer
les qualités équestres des cavaliers en question,
d’une part parce que nous ne sommes pas des spécialistes,
d’autres part parce que le travail fait avec les chevaux
semble propre.
En revanche, mais finalement ne sommes nous pas trop blasés,
quel ennui ! Reconnaissons que la fanfare nous a donné
l’occasion, chauvinisme aidant, de fredonner les airs
les plus connus d’Edith PIAF, et donc nous nous sommes
réveillés pour chanter et applaudir les musiciens.
Au fait, qu’en pensent les spectateurs qui ont payé
leur place et qui pour un certain nombre étaient un
peu déçus ?
Gilbert DE KEYSER
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