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Didier SIMONOT
Guide de tourisme équestre
Il s’appelle Didier SIMONOT. Il a 42 ans. On l’a vu
pendant des années se battre pour les professionnels du tourisme
équestre au sein de l’APTE France (Association des
Professionnels du Tourisme Equestre). C’est ainsi que nous
nous sommes rencontrés, à la faveur de groupes de
travail, où je représentais la FREF (Fédération
des Randonneurs Equestres de France). C’est de toute évidence
un homme de terrain, qui, comme nous le verrons plus loin, n’a
pas eu les moyens d’aller au bout de ses rêves professionnels.
A sa décharge, il faut reconnaître que le tourisme
équestre a beaucoup de mal à se reconnaître
dans un cadre professionnel, maintenu dans un carcan fédéral
par la texture même des activités liées à
l’équitation.
Il commence à monter à cheval à l’âge
de 7 ans en région parisienne. Jusqu’à 12 ans,
il fera de l’équitation classique jusqu’à
obtenir le premier degré (aujourd’hui galop 4). Ses
parents déménagent (et lui avec) dans le sud de la
France et découle alors une autre vision du cheval :
« j’ai fait ma première randonnée chez
CHARDON à l’âge de 12 ans. Ce fut une découverte
capitale. Je n’ai jamais plus quitté l’idée
de l’équitation d’extérieur ».
A 16 ans, ses parents lui achètent son premier cheval «
Moustaki ». C’est un évènement majeur
: « Je ne serais pas ici sans lui
». Il parcourt des centaines de kilomètres,
en promenade et en randonnée, apprend le « penser »
cheval. Il passe son BAC à 17 ans et part en fac où
il navigue de l’anglais à l’informatique et obtient
en 1982 un DEUG d’analyste programmeur. En 1978, il achète
une ferme dans le Luberon qu’il transforme en gîte équestre
: Le mas de Recaute. Cette battisse, située dans le parc
naturel régional du Lubéron, a été restaurée
pour créer une structure d’accueil de groupes et d’individuels.
En attendant, il fait de la formation en informatique jusqu’en
1986, date à laquelle il fait le choix d’une autre
vie puisqu’il devient enfin professionnel du tourisme équestre.
En 1979, il accomplit un premier stage et choisi la Fédération
des Randonneurs Equestres de France (FREF) chez André LIEVRE.
Cette fédération westernisée, dissidente de
la Fédération Equestre Française (FEF) devenue
plus tard la Fédération Française d’Equitation
(FFE), a un contenu de formation très spécifique,
en dehors des contingences équestres classiques : cheval
de bât, bivouac, randonnée en toute liberté,
utilisation de la boussole ..). «
Je suis partie faire mon stage pratique chez Jean Pierre MONTEIL.
Ce fut sans doute une rencontre capitale ; il m’a souvent
aidé dans mes activités et plus tard dans le contexte
syndical ». Il travaille de 20 à 25 ans en tant
que guide équestre pour diverses structures et monte un Groupement
d’Intérêts Economiques (GIE) dans le Sud en compagnie
de Jean Pierre MONTEIL et Robert DEWAVRIN. A l’initiative
de Jean Pierre MONTEIL, Robert DE WAVRIN et Marc LOTKA créaient
l’Association Professionnelle de Tourisme Equestre (APTE-France)
: « Malheureusement, Robert DEWAVRIN
décède et cela change les données de l’histoire.
Je deviens responsable de l’APTE pour la région PACA.
Nous sommes dans les années 1990 et nous créons les
formations et diplômes professionnels : Certificat Professionnel
de Tourisme Equestre (CPTE) et Guide Professionnel de Tourisme Equestre
(GPTE) ».
De 1990 à 1994, Antoine BERNARD remplace Jean Pierre MONTEIL
à la présidence. La ferme équestre qui peu
à peu s’est transformée en gîte marche
bien, ainsi que les randonnées. Il travaille beaucoup avec
les randonneurs pédestres et découvre avec surprise
qu’il existe une multitude de produits professionnels. Didier
SIMONOT s’engage alors davantage dans la marche du syndicat
et en devient le président national en 1994. Il y restera
jusqu’en 1997 et démissionne pour des raisons politiques
internes : « les problèmes
de formation ont bouffé le travail véritable du syndicat.
La création des diplômes était une erreur et
les problèmes financiers ont mangé mon énergie
».
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