Il s’appelle José MARTIN. Il a 42
ans. Il est nouveau sur le circuit des salons et c’est sans
doute pourquoi je ne l’avais jamais rencontré. Heureusement,
le salon d’Albi a remédié à cet état
de fait. Dans les métiers équestres, la peinture laisse
apparaître les artistes du cheval.
Il est né en Andalousie (à Cordoue) et il arrive en
France à l’âge de 3 ans. Il est déjà
imprégné par les chevaux de par ses grands parents.
Il vit à Cagnes puis part sur Carcassonne :
«
tout petit, je dessine des chevaux à partir des films hollywoodiens
que je vois. Lorsque je suis adolescent, je fabrique des soldats
de plombs car depuis très tôt je suis passionné
par l’histoire et le mouvement des peuples. ».

A
18 ans, il teste le cheval et monte pour la première fois.
C’est l’amorce de sa relation avec le cheval qui se
poursuivra par intermittence. A l’âge de15 ans, il entre
en formation dans une école hôtelière car il
est autant passionné par la cuisine que par le dessin ou
la peinture. Il sort à 18 ans avec 2 CAP et 2 BEP.
Changement de cap, il travaille pour la marque « CHIPPIE »
dans le vêtement, puis il monte sa propre entreprise. C’est
un créateur dans l’âme et il s’essaie alors
à la décoration. Il se veut architecte d’intérieur
et fait travailler jusqu’à 35 personnes dans cette
société qu’il a appelée
«
les ateliers d’art de la cité ». Cette
aventure dure de 27 à 34 ans. Mais très vite, le dessin
revient et lui démange l’imaginaire.

Après sa première expérience du cheval dans
un ranch, il se tourne vers un centre équestre où
il apprend l’équitation :
«
notons que je passe la galop 7 cette année ».
Le dessin, la peinture, le cheval, la décoration, tout cela
se mélange et construit son style. On peut remarquer sa griffe,
et ses tableaux portent sa marque
«
du cadre, des lignes, des couleurs qui soulignent, du rapport avec
les blasons de l’histoire ». Il ne peint pas
que des chevaux, mais sa créativité est émoustillée
par cet animal.

La
féminité est extrêmement présente dans
sa vie comme dans ses œuvres :
«
le support féminin sublime le trait ». Une de
ses nouvelles créations représente un nu qu’il
faut découvrir car l’image est à double sens.
« Après la vente de ma société, j’ai
pris une année sabbatique durant laquelle j’ai peins
comme un fou. Et puis, je suis parti travailler pour une marque
de maroquinerie où pendant 4 ans j’étais chargé
du style (chez GOYARD) »
Puis il monte de nouveau une petite entreprise, un bureau d’étude,
avec laquelle il créé une gamme de verres (à
boire). Son entreprise s’appelle « Neige création
» et c’est avec elle qu’il entre dans le circuit
des salons pour présenter ses œuvres :
«
en revanche, je ne vends pas mes tableaux mais des reproductions
». Il vend donc des estampes ou des copies de ses tableaux.
Il ne peut se détacher de ses œuvres avec qui il entretient
une relation filiale.

Il
vit dans un monde de création, tant pour des œuvres
artistiques que pour sa vie. L’important pour lui est de coller
avec les choses qui passent, de prendre au vol les opportunités
et les rencontres. Il vogue sur la crête des vagues de l’art
dans un tourbillon chaotique mais structure sa pensée, sa
vie et ses tableaux dans un maillage géométrique parfait.
« Pour ce qui concerne le message
à délivrer aux jeunes sur ce métier, je veux
leur dire que si je le fais, tout le monde peut le faire. Bien sûr,
j’en ai parfois bavé, mais c’est un passage obligé.
De plus, la réussite estompe les difficultés ».s’appelle
Graziella B